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Les photos sont qui accompagnent ce texte sont en cours de traitement .

 

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Le Palais de la Reine, appelé généralement Manjakamiadana ("Qui règne en toute quiètude") est sans nul doute le monument le plus connu et le plus marquant de Madagascar.

Perché au sommet de la colline d'Analamanga, il domine la Capitale et ses environs.

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Erigé par Andrianjaka en 1610 sur la plus haute colline dominant le lac Anosy, le Rova constitue le principal trésor historique et culturel d’Antanarivo. Sous le règne d’Andrianampoinimerina, l’enceinte royale abritait vingt-deux édifices en bois, matériaux de construction nobles par excellence. Représentatif d’un système défensif et honorifique en vigueur dans tout l’Imerina, le Rova est le siège de la monarchie merina.
Aussi les astrologues royaux invoquaient les ancêtres pour déterminer l’emplacement de chaque nouvel édifice et son orientation.
L’unique porte d’entrée du Rova fut dessinée par le britannique James Cameron en 1865. Cet arc de triomphe est surmonté d’un aigle en bronze envoyé par Napoléon III à Ranavalona Ier. Cet aigle, emblème impérial napoléonien, aurait dû être  un épervier royal "Voromahery", oiseau symbolisant la puissance de la monarchie malgache.

 

Antananarivo abrite une nécropole, un ensemble de pavillons, dont cinq palais monumentaux et neuf tombeaux.


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Tranovola, « Maison d’Argent »
 
Construisit vers 1820 par Louis Gros, à la demande de Radame Ier, le premier édifice royal entièrement en bois, comprend des plusieurs étages, des fenêtres vitrées, des vérandas et un toit à quatre pans. Puis en 1845, Jean Laborde reconstruit le Tranovola selon les ordres de Ranavalona I pour son fils Radama II.  La Maison d’Argent, transformée en musée, exposait des portraits et sceaux des rois malgaches et des cadeaux des souverains européens.

 

Manjakamiadana ou Palais de la Reine  

Le palais principal, le Manjakamiadana, littéralement "un bel endroit pour régner", fut construit en 1867 par la reine Ranavalona II.
Edifice le plus monumental du Rova, il a été bâti en plusieurs phases, en lieu et place d’un petit pavillon de bois élevé durant le règne d’Andrianampoinimerina.
En 1839, Jean Laborde construit à la demande de Ranavalona Ier, ce palais dans le style du Tranovola. La première construction a été entièrement en bois entouré d’une palissade.
Cette édifice reposait sur un énorme pilier central, taillé dans un tronc de palissandre géant (1 de diamètre, 39 m de hauteur) rapporté des forêts de l’Est par une armée d’esclaves et dont l’érection prit une quinzaine de jour.
Le "Manjakamiadana" était peint en blanc, hormis les balustrades des étages, rouge et noir.
En 1869-1872 et à la demande de Ranavalona II, James Cameron dota le palais d’un encadrement en pierre de taille comprenant une galerie et quatre tours d’angle de style italien. L'intérieur est une représentation des habitations européennes au XVIIe siècle, cependant l'emplacement des objets respecte les divisions astrologiques malgaches.

 

 

Manampisoa, « Surcroît de Beauté »

Rasoherina fit construire cet élégant palais en forme de croix grecque par William Pool en 1865-1867 sur des plans de James Cameron. L’édifice en bois mesurait 20m de long sur 10m de large et 17m de haut. Peint en rouge et noir, il se distinguait par la grâce de ses balcons et par l’introduction de colonnes plates. Manampisoa fut transformé au XXe siècle en un musée de la famille royale : costumes d’apparat, armes, bijoux, coiffures, ornements, instruments de musique, vaisselle en argent, meubles, etc.

 

 

Besakana, « Qui préserve bien »

Ce pavillon intégralement en bois fut bâti vers 1800 à la demande du roi Andrianampoinimerina selon les mêmes principes  que Mahitsielafanjaka. Il s’élevait à proximité de la Besakana d’Andrianjaka, symbole de la royauté naissante.
Le couronnement des souverains et l’exposition de leurs dépouilles mortelles après leurs décès y avaient lieu.

 

Mahitsielafanjaka, « Un Esprit droit règne longtemps »

Mahandrihono, pavillon royal d’Ambohimanga, servit de modèle à cette maison édifiée vers 1796. Prototype des anciennes demeures royales, cet édifice à pièce unique de 6m sur 4m, aux murs de palissandre et au toit de chaume de 18m de haut, caractérisera pendant trois siècles le style Imerina. Il abritait le lit surélevé du roi Andrianampoinimerina, celui où il recevait tour à tour ses douze épouses. Ce pavillon contenait un foyer, des ustensiles de cuisine, quelques armes, des sièges et une table.

 

Tranofitomiandalana, les « Sept Maisons Alignées »
 
Dans ces tombeaux reposent sept des dix rois qui régnèrent sur Antananarivo avant Andrianampoinimerina. Des trois défunts bannis de l’enceinte du Rova, le premier fut détrôné, le second mourut de la lèpre et le dernier fut renversé par Andrianampoinimerina.

 

Tombeau des Reines

Cette maison en bois, au toit à quatre pans, aux portes et fenêtres vitrées fut érigée par James Cameron en 1868 pour abriter la dépouille mortelle de Rasoherina. Elle accueillit les cendres de Ranavalona Ier et de Ranavalona II le 15 mars 1897 et celles de Ranavalona III rapatriées d’Alger en 1938.

 

Tombeau des Rois

Cet édifice en pierre de 9m de côté et de 3m de haut coiffé d’une Tranomanara (Maison froide) et d’un toit de tuile fut construit par Louis Gros pour recevoir la dépouille de Radama Ier. En mars 1897, Gallieni y fit transférer les cendres d’Andrianampoinimerina et celles de Radama II.

 

 

 

 

 

 

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Avec l’incendie, fin 1995, de cette cité royale, c’est un haut lieu de l’histoire malgache qui a été réduit en cendres. La restauration des édifices d’époques et de styles divers, symboles politiques et religieux de l’ancienne royauté, est l’une des priorités de la délégation malgache auprès de l’Unesco.
Le visage que montre aujourd’hui le Rova n’est plus que l’ombre de lui-même.

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